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Le fonctionnement de l’assurance-vie
Mis à jour le 16 février 2026
Par Maxime Thébault, Président Directeur Général d’Indigo Wealth Management, Conseiller en Investissements Financiers (CIF)
Avec près de 2 000 milliards d’euros d’encours, l’assurance-vie demeure le placement préféré des Français. Pourtant, son nom prête encore à confusion.
Il ne s’agit pas d’une simple « assurance sur la vie », mais d’un véritable outil patrimonial.
Souple, évolutif et fiscalement optimisé, il permet de faire fructifier son capital, de préparer sa retraite et d’organiser sa transmission.
Alors concrètement, comment fonctionne l’assurance-vie ? Voici l’essentiel à connaître.
Les points clés à retenir
- L’assurance-vie est une enveloppe d’investissement polyvalente : rarement adaptée au très court terme, mais particulièrement pertinente sur le long terme. Elle peut être sécurisée ou devenir un moteur de performance lorsqu’elle est correctement structurée.
- Elle bénéficie d’une fiscalité attractive, tant sur les plus-values que lors de la transmission, les capitaux transmis bénéficiant d’un régime spécifique hors droit commun successoral.
- Les contrats négociés et sélectionnés par un Conseiller en Investissements Financiers permettent généralement d’obtenir des frais plus compétitifs que les contrats bancaires traditionnels, ainsi qu’un accès élargi à des solutions d’investissement adaptées à votre profil.
Le fonctionnement de l’assurance-vie
L’assurance-vie n’est pas un placement unique, mais une enveloppe fiscale.
Concrètement, il s’agit d’un cadre juridique et fiscal dans lequel vous pouvez loger différents investissements : obligations, actions, immobilier, produits structurés ou private equity, tout en bénéficiant d’un environnement fiscal privilégié.
On distingue deux grandes catégories de supports :
- Le fonds en euros
- Les unités de compte
Le fonds en euros : la recherche de sécurité
Le fonds en euros constitue la poche sécurisée du contrat.
- Le capital est garanti par l’assureur
- Les intérêts sont crédités chaque année
- L’effet « cliquet » signifie que les intérêts acquis le restent définitivement
Pour assurer cette stabilité, l’assureur investit majoritairement dans des obligations d’État et d’entreprises solides.
En 2024, le rendement moyen des fonds en euros s’est établi autour de 2,5 %. Certains assureurs proposent des fonds dits « boostés » ou « premium », intégrant une part d’immobilier ou d’actifs diversifiés afin d’améliorer la performance.
Il est également fréquent que les assureurs conditionnent un taux bonifié à une part minimale d’unités de compte dans le contrat.
Le fonds en euros sécurise le capital, mais sur longue période, sa performance peut être inférieure à l’inflation.
Les unités de compte : le moteur de performance
Les unités de compte (UC) ont pour objectif de dynamiser le contrat sur le long terme.
Elles regroupent notamment :
- Les fonds d’investissement (OPCVM)
- Les ETF (trackers indiciels)
- Les supports immobiliers (SCPI, OPCI)
- Les produits structurés
- Le private equity
- Parfois des titres vifs
Contrairement au fonds en euros, le capital n’est pas garanti. En contrepartie, le potentiel de performance est supérieur.
À titre indicatif (les performances passées ne préjugent pas des performances futures) :
- Immobilier : 2 à 5 % par an
- Actions : 6 à 10 % par an sur longue période, selon le contexte de marché
Les unités de compte sont particulièrement adaptées à une stratégie d’investissement de long terme.
Les conseils de Maxime
Une allocation d’actifs ne doit jamais être standardisée.
Elle doit être construite en fonction :
- De votre âge
- De votre profil investisseur
- De vos objectifs patrimoniaux
- De vos contraintes fiscales
- De vos éventuelles exigences spécifiques
Chez Indigo Wealth Management, nous concevons des allocations internes évolutives, adaptées au contexte de marché. Aucune année boursière ne se ressemble ; l’allocation doit donc rester modulable.
Nos stratégies sont déclinables selon trois profils :
Prudent – Équilibré – Dynamique
Nous développons également une allocation dite « All Weather », visant à s’adapter aux différents cycles économiques, indépendamment du profil de risque.
Pour les investisseurs les plus exigeants, nous proposons des allocations entièrement sur-mesure.
Gestion libre ou gestion pilotée ?
Deux approches sont possibles.
Gestion libre
Vous construisez votre allocation avec votre conseiller.
Les arbitrages sont réalisés à votre initiative ou sur recommandation.
Gestion pilotée
Un professionnel (Asset Manager) gère l’allocation d’actifs en fonction de votre profil (prudent, équilibré, dynamique).
Les arbitrages sont effectués automatiquement afin d’adapter le portefeuille au contexte de marché.
Cette solution convient aux investisseurs souhaitant déléguer la gestion.
La fiscalité de l’assurance-vie
L’un des principaux atouts de l’assurance-vie réside dans sa fiscalité.
Trois principes essentiels
- Tant que vous ne retirez pas d’argent, vous ne payez aucun impôt.
- En cas de retrait, seule la part d’intérêts comprise dans le rachat est imposée.
- Après 8 ans, la fiscalité devient encore plus favorable.
La fiscalité avant 8 ans
Les gains sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), soit 30 % :
- 12,8 % au titre de l’impôt
- 17,2 % au titre des prélèvements sociaux
Vous pouvez opter pour l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu si votre tranche marginale d’imposition est de 11 % ou inférieure. Au-delà, cette option présente rarement un intérêt financier.
Les versements effectués avant le 27 septembre 2017 obéissent à des règles spécifiques.
La fiscalité après 8 ans
Huit ans après l’ouverture du contrat :
- Vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 € sur les gains (9 200 € pour un couple).
- Le taux d’imposition est réduit à 7,5 % au-delà de l’abattement, dans la limite de 150 000 € de versements.
- Les prélèvements sociaux restent dus.
Les conseils de Maxime
Il est possible d’organiser les retraits de manière fractionnée afin d’optimiser l’abattement annuel et réduire significativement l’imposition.
L’assurance-vie en cas de décès
L’assurance-vie constitue un outil majeur d’optimisation successorale.
La clause bénéficiaire
Lors de l’ouverture du contrat, vous désignez librement un ou plusieurs bénéficiaires.
Cette clause fonctionne indépendamment du testament et offre une grande liberté : conjoint, enfants, petits-enfants, proches, associations…
Exemple standard :
« Mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers. »
Fiscalité successorale
Versements avant 70 ans
- Capitaux transmis hors succession
- Abattement de 152 500 € par bénéficiaire
- Taux d’imposition réduit au-delà
Exemple : un contrat de 300 000 € transmis à deux bénéficiaires peut être totalement exonéré.
Versements après 70 ans
- Abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus)
- Les intérêts sont exonérés de droits de succession
L’assurance-vie demeure ainsi l’un des outils les plus performants pour organiser une transmission optimisée.
Comment choisir son assurance-vie ?
Ouvrir tôt un contrat permet de « prendre date » et d’enclencher le compteur fiscal des 8 ans.
Cependant, tous les contrats ne se valent pas.
Les frais
- Frais sur versement (idéalement 0 %, ou jusqu’à 1 % selon négociation)
- Frais d’arbitrage
- Frais de gestion (une référence compétitive se situe entre 0,6 % et 0,8 % par an)
La qualité des supports
Recherchez :
- Un large choix d’unités de compte de qualité
- Des supports immobiliers (SCPI, SCI)
- Des fonds actions diversifiés
- Du private equity ou des produits structurés lorsque cela est pertinent
La qualité du fonds en euros
Analysez la performance historique et la stratégie d’investissement.
Profitez, lorsque cela est possible, d’un taux bonifié en intégrant une part d’unités de compte.
L’expertise du conseiller
Un accompagnement structuré permet :
- Une allocation cohérente
- Une vision patrimoniale globale
- Une anticipation des impacts fiscaux
- Une gestion adaptée aux cycles de marché
La gestion pilotée
Si vous déléguez, choisissez une équipe reconnue pour la qualité de son allocation d’actifs et sa discipline d’investissement sur le long terme.
Conclusion
L’assurance-vie n’est pas un simple produit financier.
C’est un outil patrimonial central, capable d’allier performance, sécurité et optimisation fiscale.
Correctement structurée et accompagnée par un professionnel, elle devient un levier puissant de développement et de transmission de patrimoine.


